Jardins

La démarche environnementale

UN ÎLOT DE BIODIVERSITÉ
Le site de la Saline royale présente un intérêt écologique par la richesse des espèces d’oiseaux et de chauves-souris qu’il abrite. Classé refuge LPO, le monument accueille trois espèces d’oiseaux protégées en France : le choucas des tours, Coloeus monedula, la chevêche d’Athéna, Athena noctua et l’effraie des clochers, Tyto alba. Leur suivi est assuré avec la Ligue de Protection des oiseaux (LPO) de Franche-Comté.
Classé Espace Naturel Sensible (ENS) depuis 2010, c’est dans ce contexte exceptionnel que nous pratiquons une gestion du site respectueuse de l’environnement afin de favoriser la biodiversité. Pour cela la Saline royale n’utilise plus de pesticide depuis 2014, en privilégiant le désherbage mécanique et manuel à moyens humains constants.
Une gestion différenciée permet des fauches plus tardives, favorables aux insectes, ainsi que des zones de pâturage réservées à nos deux ânes. La taille des arbres et des arbustes se veut également respectueuse des périodes sensibles de nidifications.
Les points d’eau permanents et éphémères maintiennent une présence de batraciens.
La Saline est titulaire de la certification de niveau 3 (la plus élevée) de la Charte d’entretien des espaces publics gérée par la FREDON (fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles) de Franche-Comté.

 

UNE ÉCOLE DU JARDIN PLANÉTAIRE
La biodiversité offre des services irremplaçables à l’humanité : oxygène, nourriture, médicaments. Aujourd’hui, l’utilisation planétaire des ressources pose des problèmes majeurs : changement climatique, effondrement de la biodiversité, or nous n’avons pas de deuxième planète.
Le jardin planétaire est un concept de Gilles Clément selon lequel la Terre est, à l’image d’un jardin, un espace clos et fini qu’il appartient à l’homme d’entretenir et de préserver. L’ambition de Gilles Clément est d’établir à la Saline une école du Jardin planétaire. L’enjeu est d’éveiller les potentiels individuels et collectifs, de partager les savoirs et les techniques pour produire avec le vivant, et non contre lui, afin de donner à tout un chacun les outils d’un mieux vivre, pour coopérer, s’entraider et construire ensemble un avenir plus durable et plus solidaire.